Dans ma crypte

Ma vie, mes coups de coeur, mes tristesses.

17 décembre 2009

Silence

C'est comme un gros coup de fatigue. Soudain, impossible de mettre un pied devant l'autre. Juste s'étendre là, sur le sol gelé, et fermer les yeux. Sans rien attendre ni espérer. Rien.
J'ai mal dedans. Ca se reveille doucement. Ca m'empeche d'avoir les idées claires, ça m'empêche d'avancer, je sais plus ce que je veux, ce que je ressens, et je me fou de tout. J'ai juste envie de me pelotonner dans un coin, dans une couverture chaude, avec quelque chose de pas trop dur pour y laisser aller mon visage, et ne plus bouger, ne plus rien faire, attendre que ça passe, si je dois avoir mal autant que je sois confortablement installée non?
J'ai plus envie des gens. J'ai plus envie de me forcer à formuler des phrases, j'ai même pas envie de parler. Quand je rentre chez moi, j'ai juste envie de silence et de rien.
C'est impressionnant comme le vide peut être rugissant à mes oreilles. Comme je n'ai pas envie d'ouvrir la bouche, je veux dire c'est limite physique, je n'ai pas envie de me forcer à former des mots, j'ai pas envie de me forcer à être attentive à une conversation, à devoir répondre à des attentes ou des questions ou simplement faire semblant d'en avoir quelque chose à foutre. J'ai pas envie d'avoir un avis à donner, j'ai pas envie de savoir sur quoi donner un avis, même écouter c'est pénible, parce que je ne sais jamais si quand je hoche la tête alors que j'ai rien écouté je tombe juste ou pas. J'en ai marre de grogner des réponses qui tombent à côté de la plaque, j'en ai marre de devoir être sociable, je voudrais juste....
Merde... j'sais pas ce que je voudrais.
Je voudrais m'enfoncer loin, très loin sous ma couette, pour me retrouver perdue au milieu de nul part, et n'être qu'une bulle de silence.

J'arrive pas à gerer le dedans là. Ma douleur commence à murmurer je ne sais quoi, j'arrive pas à l'entendre, je sais pas, j'veux juste le silence, et là ça commence à racler, ça fait un bruit métallique, comme quand le méchant fait trainer son arme dans une gerbe d'étincelles, ça crisse, ça fait mal au dents, ça met sur les nerfs, ça rend nerveux et inquiet, et sur ses gardes. Moi j'veux juste le silence....

Bientôt peut être la violence des hurlements, oui bientôt sans doute. Mais là, putain, j'ai comme un souffle au coeur, des vrilles dans les oreilles, j'peux plus. Je ne veux plus rien entendre, même pas ma voix.

Posté par Mollette à 12:16 - La crypte de Pandore - Commentaires [0] - Permalien [#]

03 décembre 2009

Ou pas...

Parfois on pense qu'on fait face. Qu'on est là, tranquille, que ok y a des petits hic, des détours et des coups de sang, mais qu'au final ça va. Que tout est gérable. qu'on est à la hauteur.
Et puis si on regarde au fond, on voit que c'est du chiqué.
Je me leurre pas. Je suis complètement paumée en ce moment. C'est pitetre la période des fêtes, c'est pitetre  que je suis fatiguée, que je diminue doucement mes anti depresseurs, je sais pas. C'est pitetre que j'suis condamnée malgré moi?

J'aimerai, moi, retomber amoureuse par exemple. Ou être motivée. ou être motivante. Me sentir vivante quoi. Mais non j'ai une rigidité cadavérique en dedans qui fait que ben y a rien qui bouge. J'évolue, j'avance, et j'y arrive, à me couper de ce que je ressens en vrai. Du coup je ressens rien d autre que le vide. Que le rien.

J'suis fatiguée dedans. J'ai plus envie là. Vraiment, j'ai plus envie.

Posté par Mollette à 13:40 - Chroniques en sous-sol - Commentaires [3] - Permalien [#]

13 septembre 2009

Euh....

Oui je sais j'abuse carrément.
Un petit compte rendu les gens?

J AI JAMAIS ETE AUSSI BIEN.

J'ai eu des hauts, des encore plus haut, des bas mais je les remonte tous.

En fait, je suis bien. J'ai réussis. Je suis pas heureuse lecteur rêve pas non plus.

JE SUIS JUSTE PAS TROP MAL. Du coup, j'ai jamais été aussi épanouie. A force de plus chercher a être bien, on y arrive. A force d'inconscience aussi. Une chape de noir et on y va.

je ne viens plus ici. Je ne crois plus en avoir besoin. J'ai perdu ce que j'avais a perdre, tant pis, je vais passer ma vie à pleurer sur ce qui fut.

J avance.

Sur facebook, j'suis sous Molly Mollette. lilithlafolle@hotmail.fr.

J'attends encore... Je l'attends malgré moi.

A part ça, tout va bien.

Posté par Mollette à 19:33 - Un bout de soleil - Commentaires [0] - Permalien [#]

25 mai 2009

Elle n'est pas morte, le jeu reprend

Et oui mon ptit lecteur d'amour (qu'est ce tu fous encore la depuis le temps d'ailleurs? t'es tout poussiéreux regarde toi... t'aurais pu au moins t'épousseter avant de rentrer dans ma crypte a moi non mais là.. c'est quoi le soucie? tu retrouve plus la sortie???)

Comme je le disais, et oui mon ptit lecteur d'amour, me revoici en coup de vent (pas de ma faute, a plus d internet, mais j'ai un facebook, y a l'pour et y a l'contre) et me voici en forme ma foi... ptet parce que je suis en vacances.

Ces derniers temps j ai un peu ramassé dans la gueule mais pas plus que d'habitude en fait, donc à va... et toi mon ptit lecteur?

Mon appart c est le bonheur. une fournaise par contre, mais le bonheur. Y a des gens que j invite pas qui se pointe, des gens que j invite qui font style y zont pas compris... la vie quoi...

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10 mars 2009

LIBERTAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

ça veut dire que je suis chez mouaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa

Et j'suis trop contente un truc de fou, comment le déménagement y s'est bien passé, comment mon appart' y dechire, comment que je suis trop contente...

C'est tout!

Posté par Mollette à 13:49 - Un bout de soleil - Commentaires [1] - Permalien [#]

02 mars 2009

j'ai niqué mon forfait

Mais ça faisait longtemps que j'avais pas été aussi bien. Mon compte bancaire va pleurer, mon banquier (qu'a une tete de con) va encore me faire chier mais pas grave.
C'est étrange que ce qui fait du bien fasse aussi mal parfois. Ou alors c'est moi qui fonctionne pas comme tout le monde. Histoire de changer.
Je comprend pas vraiment tout, je gère encore moins, je sais pas, mais j'm'en tape la de suite. Ce qui compte, c'est qu'il m'aime encore. Malgré tout. Limite malgré moi. Je comprend pas.

Et du coup, aujourd'hui que tout part en live et ou je suis bien sur les nerfs, y a une ptite partie de moi qui est toute en boule dans un coin et que commence a mieux respirer.

Posté par Mollette à 12:35 - Un bout de soleil - Commentaires [0] - Permalien [#]

28 février 2009

Bientot

Dans une semaine j aurais un chez moi. c'est le bordel, rien ne se passe comme prévu ça me gave.
Jamais j aurais pensé tout ça y a deux ans. Quand j'ai commencé ce blog. Quand Vincent était prêt de moi, plutôt pas mal dans son rôle de Maître.
Il me manque toujours tellement.
C'est ça grandir? Mûrir? Evoluer?
Oh c'est pas mal attention. Mais parfois ça a un arrière goût de régression. Il saurait de quoi je parle.
Dedans c'est un peu pété. Disons que la façon de voir le monde change. De voir les gens, de se lier à eux. Je suis tellement méfiante. Je m'aime toujours pas, et dans une semaine je lance les hostilités entre moi et moi. Et je m'aime toujours pas. Qu'est ce que ça va donner?
Est ce que je suis prête? C'est la question à pas se poser ça. Vivre seule oui. Mais dans quel mode? Le mien je sais. Je l'ai voulu MON chez MOI MA VIE MON OEUVRE ... mais maintenant y serait temps que je me demande ce que ça donne.
J'aimerais bien lui parler...

Posté par Mollette à 22:49 - Commentaires [0] - Permalien [#]

22 février 2009

coucou les gens

non elle n'est pas morte le jeu peut reprendre!
Je suis sur le portable de mon petit frere cher lecteur, vautrée sur son matelas, j'écris a plat ventre.
Dans 15 jours je serais dans mon chez moi. Plus d'internet, plus de petits plats préparés par maman, mais CHEZ MOI mes clopes dans mon canapé et touti quanti.
En attendant, j'en peux plus. J'suis vannée, j'ai fini mes armoires ce week end (elles tuent mes armoires que c'est moi qui les ait peinte tellement elles sont belles tellement elles cartonnent).
J'en peux plus je vais me coucher lecteur, et puis je vais rendre son ordi a ptit ptit frère. Je voulais juste te faire un coucou lecteur. Et voir si par hasard j'avais pas un ptit com de Vincent, je sais lecteur c'est très con de ma part, mais je suis une fille alors  dès qu'il s'agit de comprendre un homme, voire même de savoir ou on en est par rapport a eux,ben j suis pas douée.
bonne nuit lecteur.

Posté par Mollette à 23:02 - Commentaires [1] - Permalien [#]

03 février 2009

Neige

Il neige. Comme un peu partout en France, je sais. C'est étrange de voir la neige tomber sur un volcan. Je regarde cette étendue blanche et je me dis "si le Puy de Dôme se réveille un jour, est ce que la ville sera blanche de ses cendres, ou sera-t-elle consumée?" Pour un peu j'me fais le remake de Pompéï version auvergnate. La neige c'est rigolo. C'est silencieux. Sérieux, je trouve que la neige c'est calme. Enfin moi ça me calme. Il fait froid, il neige, on est comme dans une bulle, comme dans ces machin qu'on secoue et il neige sur un paysage, sauf que là c'est moi la secouée.

La neige c'est toute une symbolique de renouveau, de pureté, de calme et de douceur. Un peu de mort aussi. Et pas mal de chaussette mouillée. Tout s'arrête quand il neige. Tout est suspendu, en attente, comme si un instant on n'appartenait plus à ce monde. Regarder tomber la neige c'est grisant. Surtout si on regarde en haut en tournant sur soi-même, et ça je déconseille quand on est bourré parce que c'est radical.

J'aime bien la neige. Comme ça y a pas que dedans que j'ai froid.

Posté par Mollette à 10:08 - Chroniques en sous-sol - Commentaires [0] - Permalien [#]

02 février 2009

Et dans le rôle de Pandore...

Pas envie d'un post léger ce soir. J'en ai ras le bol de donner le change. D'ailleurs ça se voit, j'écris plus.
Je n'écrirais peut être plus du tout d'ici un mois. Je m'en vais. J'ai trouvé un appartement, MON appartement, je m'en vais fin du mois. Moi vs Moi. Ca va être d'un drôle...

 

J'ai mal là de suite. On va me dire "c'est normal, la seule semaine de vacances que tu as depuis l'Ile de Ré tu l'a passé à chercher des meubles des machins des bidules t'as pas eu le temps de te reposer". J'suis au courant merci.

 

D'autres me diraient "tu t inquiètes t'as jamais été seule c'est ça?".

 

Ca pourrait. Mais non. J'ai mal bien plus "humainement" que ça. Qui dit déménagement dit cartons. Ouais. Qui dit cartons dit on ouvre les tiroirs qu'on ouvre pas à l'habitude. Ouais. Qui dit tiroirs dit, en tout cas chez moi, maux cachés.

 

C'est dingue la trace que les gens laissent dans nos vies.

 

J'imagine les pensées des lecteurs "ça y est elle est tombée sur les photos d'elle et son ex".

 

Non. Absolument pas. Ca c'est du passé, mort et enterré, sur lequel je ne veux pas revenir, dont quelque part je me fous. J'm'en fou tellement que j'aime plus les gens t'as vu? J'les laisse plus s'approcher c'est carrément plus simple en fait, ça fait deux ans que le coeur il est sec et aride, du coup hop a plus pleurer pour un oui pour un con. D'enfer, je conseille à toutes les âmes écorchées.
Ca parait cynique dit comme ça, mais en fait ça marche, j'veux dire j'm'en tape de mon ex.

 

Non, je suis tombé sur quelque chose que je n'oublie pas. Que je n'arrive pas à oublier. Que je n'ai peut être pas envie d'oublier, ça fait ressortir mon côté maso je kiff. Je suis retombé sur les courriers de Vincent.

 

Ca m'a sauté à la tronche et au coeur un truc de fou. J'ai pas pu tous les lires. J'ai mis au moins 10 minutes à lire la première phrase, celle qui dit "Bonsoir marie". A observer son écriture, à me remémorer, à sentir le papier. A lire ses mots, et à raviver les miens.
La seconde lettre commençait par "Ma petite marie".  Ben la ptite Marie elle pleurait tellement qu'elle a pas pu lire la suite.

 

Je sais je sais j'ai ce que je mérite, il s'en fou, de toute façon il m'a déjà zappé et remplacé. Mais quand même. En relisant ce qu'il disait sur nous, notre relation si particulière, je te jure lecteur, t'as vraiment l'impression qu'il a écrit ça à quelqu'un qui comptait vraiment. Et moi j'ai tout foutu par terre. Mais grave, j'veux dire ce qu'à fait Bush en Irak c'est du même ordre quoi, j'ai bombardé sans m'arrêter, et plus ça faisait mal et plus je me disais que c'était pour mon bien.

 

Le pire, c'est que si c'était à refaire, ben j'crois que je le referais. Parce qu'à sa manière aussi il m'a trahi, et j'lacherais pas le morceau quoi (la fier...quoi? la fierté ouais.) mais j'aurais tellement voulu autre chose. Tant pis.

 

Ca doit être dans mon karma, de souffrir par la gente masculine. Je crois que le pire c'est pas les blessures d'amour amoureux. Parce qu'on se fait plaquer, on hurle, on se tape des crise de nerfs quand on apprend qu'il va être père, on en chie, on en crève, mais ça fait parti du contrat initial. Et puis ça passe. Quand on n'a plus d'amour et plus de rêve, on zappe.

 

Mais l'amitié, c'est pas prévu pour se consommer en CDD renouvelable. Notre relation ne l'était pas, j'en sais rien je sais plus, tout ce que je sais c'est qu'il me manque. Il me manque à en crever. Mais le problème, c'est que j'ignore qui Il est. De toute façon il est trop tard. Les deux mots les plus assassin de tout notre vocabulaire : "trop tard". T'as beau te dire "autrement", "et si...", c'est trop tard (sauf amnésie sévère des deux côtés).

 

J'dois pas être faite pour les relations humaines. Pas avec les hommes en tout cas, et je parle de tous les hommes, du père au frangin en passant par l'ex, l'ami, le confident, l'autre... j'en chie même avec mon chat alors.

 

Tu sais quoi lecteur? Dans mon  chez moi j'aurais ptet pas internet, mais j'aurais un canapé, des clopes et de la bière. Et 3 tonnes de mouchoirs. Et là je déballerais mes cartons doucement. Sans rien qui me rappellera  mon ex, ma vie à clermont (faut dire j'y ai tout laissé à Clermont alors forcément je risque pas de tomber sur un truc... bref), c'est ça je dois me débarrasser de tout ce qui peux polluer mes ondes positives. C'est l'occasion et puis c'est pas super super grand mon appart.

 

Mais ces quelques courriers, ce qu'il me reste de lui... Je le range comme un bijou précieux dans le plus beau des écrins que j'ai, et je le garde à mes côtés. Il me reste ça. Et ça, c'est tellement.

Posté par Mollette à 20:49 - La crypte de Pandore - Commentaires [0] - Permalien [#]



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